Article partenaire – ADEME Centre-Val de Loire.

À Gien, le site de production des Laboratoires Pierre Fabre explore les options de décarbonation de sa production de chaleur 

Le groupe a mené une étude d’opportunité sur l’évolution de son mix énergétique pour sortir du gaz, avec le soutien de l’ADEME dans le cadre du dispositif Pacte Industrie. Objectif : aider à la construction de la feuille de route pour identifier les meilleures technologies à mettre en œuvre. 

Sortir des énergies fossiles d’ici 2030 

Depuis 2019, le groupe pharmaceutique et dermo-cosmétique Pierre Fabre a engagé une stratégie climat ambitieuse. Révisés en 2024, les objectifs prévoient d’ici 2030 une réduction de 40 % de la consommation énergétique par unité produite et de 46 % des émissions carbone des scopes 1 et 21 (vs l’année de référence 2019), ainsi que l’atteinte d’une part de 80 % d’énergie renouvelable, portée à 100 % pour les sites de production en France.

Pour l’usine de Gien, la plus grosse unité pharmaceutique du groupe, qui fabrique et conditionne des formes galéniques variées, ces ambitions de décarbonation passent par la réduction de la consommation de gaz, qui assure la production de chaleur sur le site, avec pour ambition de « sortir des énergies fossiles », explique Pierre Frantz, chef de projet énergie et locaux.

L’usine, qui comprend plusieurs bâtiments, est alimentée par deux chaudières à gaz de 4 000 kW qui produisent de l’eau surchauffée à 157 degrés. Cette chaleur est utilisée pour la centrale de traitement d’air et la conduite de diverses opérations de process (mélangeurs, granulation, enrobage, pelliculage). Une autre chaudière de 1 600 kW produit de l’eau à 90 degrés destinée à chauffer les locaux. 

Premiers audits pour explorer les options 

Pour envisager d’autres solutions que le gaz, Pierre Fabre a commencé par la réalisation d’un audit énergétique, mené en 2023 par le bureau d’études IN.S.E, basé à Rodez, avant de s’engager dans l’exploration des différents scénarios alternatifs possibles dans le cadre d’une étude d’opportunité d’évolution du mix énergétique. 

24 solutions possibles grâce à l’étude Pacte Industrie

Cette deuxième phase a été menée avec le soutien de l’ADEME et s’inscrit dans le dispositif Pacte Industrie financé par les certificats d’économie d’énergie. 

À nouveau confiée à IN.S.E., cette nouvelle étude a été conduite en 2024. L’un des principaux questionnements a porté sur la nécessité de maintenir le niveau actuel de température de l’eau à 160 degrés, ou de l’abaisser à 105 degrés. Pour chaque hypothèse, l’étude a exploré et associé différentes technologies et chaque proposition a été évaluée selon plusieurs critères : coût, retour sur investissement, réduction des émissions de CO₂ et économies d’énergie

Au total, 24 solutions ont été construites. Si la température reste à 160 degrés, la seule option réaliste pour remplacer le gaz est une chaudière biomasse, éventuellement complétée par du solaire thermique. Si elle est réduite, l’éventail est beaucoup plus large et d’autres solutions sont envisageables, par exemple un raccordement au futur réseau de chaleur de l’agglomération de Gien, ou encore l’usage de pompes à chaleur haute température, dont les performances ne cessent de progresser. 

Ces résultats ont été présentés à la direction et le choix du scénario final dépendra du niveau de température arrêté et de la concrétisation ou non du réseau de chaleur local. Sur ces deux points, des arbitrages devraient être rendus dans les six mois, ce qui permettra de réduire le nombre de solutions possibles et d’orienter le choix final pour sortir du gaz d’ici 2030. 

FOCUS PACTE Industrie

Le programme PACTE Industrie s’adresse à toutes les entreprises industrielles. Il offre un panel de solutions pour réussir votre transition énergétique et bas carbone à l’échelle de votre site ou groupe :  

  • Formations  
  • Accompagnements sur-mesure  
  • Aide à la certification ISO 50001 et évaluation de votre stratégie de décarbonation 

Il vous permet de structurer votre démarche et vous guide vers le passage à l’action et les investissements associés. 

Plus d’infos
DEV’UP Centre-Val de Loire

  • Protégé : Business Connect Day 2026 : le rendez-vous des dirigeants et décideurs pour prendre en main sa transformation numérique

  • Protégé : Investissements étrangers 2025 : le Centre-Val de Loire confirme son attractivité dans un contexte international mouvant

  1. Les scopes 1 et 2 sont des catégories d’émissions de gaz à effet de serre utilisées dans les bilans carbone d’entreprises ou d’organisations.
    Scope 1 : ce sont les émissions directes de GES, qui proviennent de sources possédées ou contrôlées par l’entreprise.
    Scope 2 : ce sont les émissions indirectes liées à l’énergie, c’est‑à‑dire celles qui sont générées lors de la production de l’électricité, de la chaleur ou de la vapeur achetées et consommées par l’entreprise ↩︎