
Article partenaire – ADEME Centre-Val de Loire.
La malterie Boortmalt d’Issoudun fait le choix du solaire thermique
L’entreprise a inauguré en 2021 une centrale solaire thermique qui s’étend sur plus de 14 000 m2. Le projet a été financé pour moitié par l’ADEME, grâce au Fonds chaleur, et a permis de réduire la consommation de gaz de 10 %.
Il y a quatre ans, la malterie Boortmalt d’Issoudun a inauguré l’une des plus grandes centrales solaires thermiques d’Europe – 14 252 m2 de capteurs – pour contribuer à décarboner la transformation de l’orge en malt.
Dans cette unité industrielle, l’une des 27 malteries du groupe, Boortmalt produit 160 000 tonnes de malt par an destinées à la fabrication de la bière et du whisky. Ce process consomme de l’électricité et surtout beaucoup de chaleur, en particulier à l’étape du séchage, qui intervient après le trempage et la germination. Or le groupe affiche la volonté de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 50 % d’ici 2030, en remplaçant le gaz par d’autres sources d’énergies plus durables.
Un projet subventionné à 50 %
L’autre élément déterminant a été la contribution de l’ADEME « sans laquelle le projet n’aurait jamais eu lieu », poursuit-il. Financé grâce au fonds chaleur, il a bénéficié d’une subvention de 3,01 millions d’euros et d’une aide remboursable de 531 000 euros sur un total de près de six millions, ainsi que d’un appui technique. Le reste de l’investissement a été porté par la société privée, spécialisée dans les projets de production de chaleur renouvelable, qui a également piloté l’opération associée à un certain nombre de partenaires.
En pratique, la chaleur est récupérée par un fluide calorifuge et accumulée dans un ballon tampon pour être utilisée au fil des besoins. L’installation génère 8,5 GWh de chaleur durable par an, ce qui représente environ 10 % des besoins énergétiques du site. Cela permet aussi d’éviter le rejet de 2 100 tonnes de CO₂ par an.

Autre avantage, le projet « qui n’était pas compétitif avec le gaz » au moment de sa mise en œuvre a pris une nouvelle dimension du fait de la flambée des prix de l’énergie liée à la guerre en Ukraine. « On voit tout l’intérêt d’investir dans ces énergies vertes car on réussit à se déconnecter du marché mondial de l’énergie, ce qui permet de pérenniser l’activité », précise Tim Fievez.
50 % de chaleur provient de sources durables
Grâce à ce nouveau dispositif, 50 % de la chaleur nécessaire pour faire fonctionner la malterie provient de sources durables, mais l’usine doit encore progresser et envisage de nouvelles installations. « Pour atteindre l’objectif affiché pour 2030, nous avons dans les tuyaux un projet de centrale biomasse d’un montant de plusieurs millions d’euros pour lequel un dossier a été déposé auprès de l’ADEME », précise l’actuel directeur du site Louis Duret.


FOCUS FONDS CHALEUR DE L’ADEME
Le Fonds Chaleur, géré par l’ADEME, soutient les entreprises souhaitant passer à la chaleur renouvelable en finançant leurs installations et études de faisabilité.
Ce dispositif facilite le remplacement des équipements fossiles par des solutions renouvelables : biomasse, géothermie, solaire thermique, biogaz ou encore énergies de récupération, avec possibilité de raccordement à des réseaux de chaleur ou de froid.
En mobilisant le Fonds Chaleur, votre entreprise bénéficie d’un soutien financier et d’un accompagnement dédié, pour réduire ses coûts énergétiques tout en contribuant à la transition écologique.




